Le
nord de l’état, comme tant d’autres à la même latitude, s’est plutôt
développé grâce au coton (on pense ici, bien sûr, à la Caroline du Sud,
la Virginie, la Georgie) mais le sud de la Louisiane est trop mouillé
pour ça. Alors, le long du Mississippi, aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, des plantations de canne à sucre ont vu le jour. Évidemment, comme pour les plantations de coton, des esclaves étaient nécessaires pour mener à bien la vie de la plantation. Aujourd’hui, on peut visiter un certain nombre de ces plantations même si aucune n’est en activité. C’est cute : les guides de la région indiquent que la route est une scenic way. Ben quin!!! Pour
éviter les débordements du Mississippi, gonflé par les eaux qui
viennent du nord au printemps, l’état a fait construire des espèces de
digues en gazon d’une douzaine de pieds de haut entre la route et le
fleuve. Faque le fleuve, ben, on le woûa pas…
Les
cartes de la région, à vol d’oiseau, montrent qu’à l’époque, les terres
étaient octroyées exactement de la même façon qu’au Québec : il fallait
que toutes les terres touchent à l’eau, le Mississippi en l’occurrence. Ça m’a tellement fait penser aux terres le long du Saint-Laurent! Il est vrai que la Louisiane a été française pendant longtemps. D’ailleurs,
les plantations de canne à sucre étaient surtout tenues par des
francophones, ceux qu’on appelait des créoles (des francophones nés ici)
: les maitres et les esclaves parlaient français et la terre se passait
de père à enfant (pas nécessairement le fils ainé). C’est quand la plantation se vendait que tout était perdu…
J’ai vu Laura Plantation, la seule plantation créole qui reste aujourd’hui. Laura, sa dernière propriétaire, a écrit ses mémoires (avant de mourir, à 102 ans!), c’est pour ça qu’on sai
t
tout ce qui s’est passé là. C’est aussi la seule où il reste les «cases
des esclaves» et où on parle ouvertement de la nécessité des esclaves
pour faire prospérer la plantation. J’ai vu Oak Alley Plantation, probablement l’entrée la plus photographiée au monde. On y a fait un certain nombre de films (la photo). Je n’ai pas échappé à la frénésie de la photo!... Les gens arrêtent au bord de la route pour prendre l’entrée en photo… Avouez que ça vaut la peine. Ça s’appelle Oak Alley, parce qu’il y a une allée de chêne (ah ben gârd donc…) qui dont 450 ans. Vous dire que le chêne m’impressionne, ça a quasiment pas de bon sens!!! J’arrête pas de les prendre en photo!
t
tout ce qui s’est passé là. C’est aussi la seule où il reste les «cases
des esclaves» et où on parle ouvertement de la nécessité des esclaves
pour faire prospérer la plantation. J’ai vu Oak Alley Plantation, probablement l’entrée la plus photographiée au monde. On y a fait un certain nombre de films (la photo). Je n’ai pas échappé à la frénésie de la photo!... Les gens arrêtent au bord de la route pour prendre l’entrée en photo… Avouez que ça vaut la peine. Ça s’appelle Oak Alley, parce qu’il y a une allée de chêne (ah ben gârd donc…) qui dont 450 ans. Vous dire que le chêne m’impressionne, ça a quasiment pas de bon sens!!! J’arrête pas de les prendre en photo!
C’est tellement immense comme arbre… Les troncs sont immenses, les branches se couvrent de mousse et touchent à terre… En
Louisiane, les chênes des plantations ont autour de 450 ans; ça a l’air
que le plus vieux chêne aux États se trouve à Charleston et aurait 1600
ans… Ça vit des siècles et des siècles amen, ces arbres-là! On est loin de nos ti-bouleaux qui plient sous le verglas… J’ai finalement visité Houmas Plantation. La
différence, maintenant, c’est que cette dernière plantation est une
vraie habitation, dans le sens qu’il y a du monde qui restent là, c’est
leur maison. J’haïrais tellement ça rester dans un musée… Mais
la place est super bien entretenue et le nouveau propriétaire (depuis
une dizaine d’années) a renipé la chose pour en faire un immense jardin
avec des fleurs (!!), des statues et des fontaines, un super resto et un
endroit de fête. On peut y organiser des mariages (l’endroit est sublime) et y manger au resto… pas donné. Il voudrait même ajouter quelques cases pour en faire un bed & breakfast. Avis aux intéressés… tant pour le B&B que pour les mariages.
Je suis revenue dans mon camion les jambes rentrées dans le tronc jusqu’en dessous des bras. J’ai décidé de souper au resto et de retourner coucher dans le stationnement du WalMart de Baton Rouge Sud. J’ai plutôt bien dormi la nuit passée…
Y’a pas à dire, c’est pas tout à fait Chertsey…


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