mercredi 6 avril 2011

Un peu de peuple

Petit tour en ville, à Santa Fe, en ce mercredi. Comme le campground que j'ai trouvé est presque en ville, j'ai fait une chose que je n'avais jamais faite jusqu'à maintenant: j'ai pris le transport du peuple, l'autobus, pour aller en ville. Parce que le transport du peuple, aux États-Unis, c'est une drôle de chose au royaume de l'automobile. La faune, d'abord. À l'aller comme au retour. Des hommes, surtout. Tous dans un drôle d'état: des ivrognes (vous dire ce que ça sentait), des robineux avec leurs sacs d'épicerie (c'est international, ça a l'air...), un immense Amérindien (on lui voyait toute la craque des fesses oh que c'était pas joli), un Mexicain qui parlait à tout le monde. Mais, chose étrange, les gens sonnent la cloche pour demander un arrêt et attendent calmement l'arrêt de l'autobus pour se lever. Tous. Ils ont tous fait ça.
Santa Fe est une jolie ville, beaucoup plus calme que Albuquerque. Beaucoup plus en altitude aussi: 7000 pieds (2133 mètres). Ça parait. L'air est plus rare (et mautaditement sec, pour cause de désert autour) et le ciel, plus bleu. Aucun édifice en hauteur (même si on est dans la capitale de l'état) et une vieille histoire: la ville a fêté ses 400 ans en 2010. Na! Québec l'a battue de deux ans! La ville est super étendue (ça prend un char!) et il y a un immense quartier de musées de toutes sortes: il faut dire que la ville en compte 240, dont un certain nombre au grand air, dans la cour ou sur le trottoir en face de la maison. Tout le vieux quartier (un peu comme à Albuquerque) est en adobe, cette espèce de terre cuite dont les Amérindiens et les Espagnols recouvraient les maisons du coin.
Quelques gouttes sur Santa Fe ce soir.

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