Petit tour en ville, à Santa Fe, en ce mercredi. Comme
le campground que j'ai trouvé est presque en ville, j'ai fait une chose
que je n'avais jamais faite jusqu'à maintenant: j'ai pris le transport
du peuple, l'autobus, pour aller en ville. Parce que le transport du peuple, aux États-Unis, c'est une drôle de chose au royaume de l'automobile. La faune, d'abord. À l'aller comme au retour. Des hommes, surtout. Tous
dans un drôle d'état: des ivrognes (vous dire ce que ça sentait), des
robineux avec leurs sacs d'épicerie (c'est international, ça a
l'air...), un immense Amérindien (on lui voyait toute la craque des
fesses oh que c'était pas joli), un Mexicain qui parlait à tout le
monde. Mais, chose étrange, les gens sonnent la
cloche pour demander un arrêt et attendent calmement l'arrêt de
l'autobus pour se lever. Tous. Ils ont tous fait ça.
Santa Fe est une jolie ville, beaucoup plus calme que Albuquerque. Beaucoup plus en altitude aussi: 7000 pieds (2133 mètres). Ça parait. L'air est plus rare (et mautaditement sec, pour cause de désert autour) et le ciel, plus bleu. Aucun
édifice en hauteur (même si on est dans la capitale de l'état) et une
vieille histoire: la ville a fêté ses 400 ans en 2010. Na! Québec l'a battue de deux ans! La
ville est super étendue (ça prend un char!) et il y a un immense
quartier de musées de toutes sortes: il faut dire que la ville en compte
240, dont un certain nombre au grand air, dans la cour ou sur le
trottoir en face de la maison. Tout le vieux
quartier (un peu comme à Albuquerque) est en adobe, cette espèce de
terre cuite dont les Amérindiens et les Espagnols recouvraient les
maisons du coin.
Quelques gouttes sur Santa Fe ce soir.
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