
La côte de l'Oregon, c'est, comment dire, déstabilisant? Visiblement, je ne m'attendais pas à ça même si je m'étais fait dire que c'était beau. En fait, je pense que je m'attendais à rien. C'est pour ça que ça me surprend. C'est vraiment une côte sauvage, rien à voir avec l'Atlantique.
En ce mercredi, j'ai traversé le Sand Dunes State Park, le long de la côte. Une autre affaire pas d'allure. La côte, elle est tout en roches, en falaises (non, Mic, ça ne se grimpe pas), en une certaine violence. Puis là, coucou!, un paquet de dunes de sable tout doux. Quesséça? que je me suis dit. Un gentil étudiant en biologie qui travaille là pour l'été m'a expliqué que la région du centre de l'état est volcanique (j'espère que ça ne pètera pas pendant que je suis là!). Il y a des milliers d'années, une érupti
on
et la coulée de lave qui a suivi ont "adouci" la côte, permettant à
l'océan d'apporter du sable et de faire une "plage". Puis, comme le
nord et le sud de l'état n'avaient pas eu la "chance" d'avoir la coulée
de lave, ils ont, à leur tour, le vent a apporté des plantes venues de
là, d'où la "forêt" qui se crée maintenant entre l'océan et les dunes de
sable. Les chercheurs du coin croient que dans une centaine d'années,
les dunes pourraient avoir disparu, envahies par la végétation. Tu
parles.J'ai poursuivi vers le nord, vers Lincoln City, où je suis allée encore une fois me mettre les pieds dans l'eau frette pas-t'à-peu-près du Pacifique. Pour faire plaisir à Patrice, je dirai qu'il ventait encore, que le bruit des vagues était comme de la musique à mes oreilles, que ça sentait le poisson et la mer... Visiblement, les enfants aussi savent en profiter...

Et comme vous le constatez, mon entorse est encore pas mal visible. Aller marcher dans le sable mou m'a fait un peu de bien: c'est comme aller chez le physio... Ça vire de tous les sens!

Je couche en banlieue de Portland où j'irai faire un tour demain. C'est la capitale de l'état, après tout. Et ce soir, de 19h30 à 21h, j'ai donné un cours de Safari Condo à une de mes voisines. Elle est venue cogner, quand elle m'a vue lire, installée sur le siège du passager, tournée vers l'intérieur. Ça la fascinait. Alors, n'écoutant que ma générosité légendaire, je lui ai parlé d'Azarius, de Safari Condo, de cette merveilleuse machine qui m'accompagne depuis tant de semaines.
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